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Article de l'édition du 01/06/2005

ACTUALITES AFRICAINES

Consacré à la démocratie et la sécurité, les élections, la bonne gouvernance

Bamako: Symposium des anciens chefs d’Etat et de gouvernement

Par  Le Potentiel

Bamako abritera du 5 au 8 juin 2005 un Symposium des anciens chefs d’Etat et de gouvernement. On s’active du côté des organisateurs pour la bonne tenue de cette importante rencontre. Déjà plus d’une vingtaine d’anciens chefs d’Etat et de gouvernement ont reçu leur invitation.

Dans quelques jours, les anciens chefs d’Etat se retrouveront au Mali pour échanger et discuter autour des thèmes comme la démocratie et la sécurité, la gestion des conflits, le développement économique, les défis de santé affectant l’Afrique, les élections, la bonne gouvernance, les parlements et la société civile.

L’ancien président du Mali le général à la retraite Moussa Traoré, déposé à la suite d’une insurrection populaire après 23 ans de règne sans partage, n’a pas reçu d’invitation à ce jour. Au sein du Bureau exécutif central du Mpr, on ne comprend pas toujours cette exclusion. Selon des cadres du parti, Moussa Traoré doit participer à ce symposium aux côtés de ses anciens camarades.

Mais, il semble qu’au sein du parti, on ne maîtrise pas tous les critères qui ont conduit à l’invitation des anciens chefs d’Etat et de gouvernement. En effet, les raisons de la non participation du général Moussa Traoré s’expliquent par le fait qu’après sa destitution et sa libération, l’homme s’est effacé et ne s’est pas investi dans des secteurs d’activités comme le règlement des conflits, la bonne gouvernance, l’humanitaire, etc.

Donc ce symposium s’adresse à tous ceux qui ont continué à travailler pour la consolidation des acquis en matière de démocratie, de développement et de bonne gouvernance. Or, après sa période de détention, le général Moussa Traoré n’a rien fait dans ce sens. Il n’a certainement pas compris qu’il y avait une vie après l’exercice du pouvoir. C’est dire que son attitude passive et son désintérêt pour la chose publique depuis sa libération lui coûtent cher et sont à l’origine de sa mise à l’écart. Le comprendra-t-il ?

UNE PREMIERE

Il y a lieu de louer l’ initiative de Ndi qui constitue une première en Afrique. En fait, la plupart des chefs d’Etat africains, une fois qu’il a quitté le pouvoir, bon gré mal gré, ont toujours tenté de revenir sur le trône par divers moyens. Ce qui est souvent à la base de nombreux conflits armés en Afrique. On a tendance à entretenir ainsi un climat de méfiance avec ses successeurs qui n’ hésitent pas souvent à les accuser de chercher à les déstabiliser. En fait, l«’oisiveté politique » conduit à tout, surtout au pire qui retarde le développement de l’ Afrique.

Ensuite, le danger est de voir les chefs d’Etat qui quittent le pouvoir chercher à bénéficier d’une retraite dans les organisations continentales, plutôt que de s’ouvrir au monde pour apporter l’ expertise africaine. Le cas du sénégalais Abdou Diouf est éloquent. Il est aujourd’hui à la tête de la Francophonie.

Les anciens chefs d’Etat pourraient également s’inspirer de ce que font leurs collègues d’autres cieux, Jimmy Carter par exemple avec sa fondation pour surveiller le bon déroulement des élections à travers le monde. Ils voyagent à travers le monde pour tenir des conférences qui permettront sûrement à la Communauté internationale de ne pas sous-estimer l’ Afrique. Nelson Mandela est à ce point un monument. Mais ces chefs d’Etat devraient également multiplier des contacts pour inviter les dirigeants africains à s’intéresser plus au développement de leur pays, au mieux être social de leurs populations en condamnant des dérives totalitaires, des régimes de terrorisme caractérisés par des pillages des richesses des autres Etats souverains. Nous pensons que le Ndi a pris là une initiative heureuse qui doit absolument être encouragée pour le meilleur devenir du continent africain.

Tiémoko TRAORÉ – F. Monsa

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