Article de l'édition du 21/05/2009
SUPPLEMENT
Science, technologie et innovation : l’Unesco disposée à appuyer la RDC
Par Le Potentiel
Une bonne nouvelle pour la République démocratique du Congo : l’Unesco se dit disposée à l’appuyer dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation.
L’information a été livrée par M. Moulot Jacques, expert de l’Unesco, au sortir de l’audience que lui a accordée le ministre de la Recherche scientifique, Joeph Lititiyo Afata.
A l’invitation du ministre Lititiyo, l’expert de l’Unesco est venu se rendre compte des préoccupations de la recherche scientifique en RDC.
Il a affirmé avoir pris connaissance des conclusions des états généraux de la recherche scientifique et technologique en RDC élaborées depuis 2005 ainsi que de l’état des lieux fait par le ministre dans les centres et instituts de recherche du pays, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP).
Selon le ministre Lititiyo, poursuit la source, l’UNESCO comme d’autres agences des Nations unies sont des partenaires incontournables du gouvernement. « Il était important d’associer l’UNESCO pour que la RDC bénéficie de son appui en vue d’enrichir les initiatives du gouvernement en matières de science, de technologie et d’innovation », a-t-il estimé.
A noter qu’un atelier de validation sur la politique nationale de la science, de la technologie et de l’innovation sera organisé en juin prochain en RDC, a-t-on appris de source proche du ministère de la Recherche scientifique.
Ces assises permettront de doter la RDC d’une politique en matière de recherche scientifique et technologique en vue de promouvoir ce secteur.
La politique nationale en matière de recherche scientifique, a affirmé le ministre Lititiya dont les propos sont relayés par l’ACP, est essentielle après l’état des lieux qu’il a pu faire depuis novembre 2008 dans les centres et instituts de recherche à Kinshasa et en provinces et qui présente un tableau sombre.
Le ministre a notamment relevé le manque d’infrastructures et équipements scientifiques et l’obsolescence de matériels et équipements dans tous les centres de recherche.
Le budget alloué à la recherche scientifique en RDC n’a jamais dépassé 0,19 % du PIB (produit intérieur brut) et le taux de décaissement réel des crédits budgétaires et subventions allouées est très faible.
Le même mois de juin, un important événement va marquer la RDC. Il s’agit du cinquantenaire du nucléaire que vont célébrer le Commissariat général de l’énergie atomique (CGEA) et le Centre de recherche de l’énergie nucléaire de Kinshasa (CREN-K).
Selon le service de presse du ministre de la Recherche scientifique, il est prévu notamment, en marge de cet anniversaire, des journées « portes ouvertes », un cours national sur le contrôle non destructif (CND) et un colloque national sur l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques en RDC, cinquante ans après.
Selon les organisateurs, l’objectif visé à travers ce programme par le CGEA/CREN-K est de présenter à la communauté nationale la contribution de l’énergie atomique au développement socio-économique d’une nation et au programme des « cinq chantiers de la République », de dresser le bilan de l’apport du nucléaire au développement de la RDC en 50 ans d’activités et de proposer les perspectives d’avenir pour un développement durable de la RDC et de la région.