POLITIQUE NATIONALE
Journée mondiale de l’alimentation
Mobutu Nzanga : « La situation de l’alimentation en RDC est encore préoccupante »
Par RICH NGAPI
La Communauté Internationale célèbre, le 16 octobre de chaque année, la Journée mondiale de l’Alimentation. Le thème retenu pour ce 27ème anniversaire est : «Le droit à l’alimentation ».
Dans son discours, le ministre d’Etat à l’Agriculture, Pêche et Elevage, François Joseph Mobutu Nzanga, a indiqué que cette célébration rappelle deux faits, à savoir la date anniversaire de la création, le 16 octobre 1945, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dont la mission essentielle consiste à appuyer les activités de production alimentaire et agricole ainsi que celle du développement communautaire. Le deuxième fait, c’est la responsabilité des dirigeants de la planète, particulièrement ceux des pays en développement, de tout mettre en œuvre pour promouvoir l’agriculture et améliorer la nutrition des populations en préservant l’environnement.
SE NOURRIR, UN DROIT INALIENABLE
Pour Nzanga, « Le droit à l’alimentation» est reconnu comme l’un des droits de l’homme le plus important dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. « C’est le droit de chacun de nous, indépendamment de l’endroit où il vit sur cette planète, d’avoir accès, à tout moment, à une nourriture de bonne qualité et en quantité suffisante. Ce droit est indissociable des autres tels que le droit à l’éducation, à la santé, à l’eau potable, à l’hygiène de vie qui, tous, sont pris en compte dans les cinq chantiers du chef de l’Etat », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le ministre d’Etat a fait savoir que la situation de l’alimentation en République démocratique du Congo, pays post-conflits, est encore préoccupante. « Mais, a-t-il rassuré, il est possible d’améliorer l’alimentation du Congolais, car le droit à l’alimentation rencontre les préoccupations du gouvernement ».
A ce propos, le ministère de l’Agriculture, Pêche et Elevage prépare un « Code agricole » qui reconnaîtra à chacun un droit inaliénable à l’alimentation. Car, « Il est temps d’agir» pour produire plus, améliorer les circuits de distribution, accroître l’accès à la nourriture et soigner l’hygiène des aliments.
Enfin, Nzanga a terminé son propos par une note d’espoir en soulignant qu’avec la promotion de la filière alimentaire, son ministère s’engage, dans un avenir proche, à mettre en place une « Banque Alimentaire» pour garantir à tout le monde le droit à l’alimentation.