POLITIQUE NATIONALE
Nord-Kivu
Les FARDC déplorent le non respect de l’Acte d’engagement de Goma
Par Okapi.net/Lp
Les Forces armées de la RDC (FARDC), déplorent, les affrontements qui ont opposé, le lundi 28 janvier, les troupes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) aux combattants de Pareco dans le Masisi. A cet effet, elles invitent ces groupes armés au respect de l’Acte d’engagement signé dernièrement à Goma.
Les FARDC et la Monuc réagissent face aux affrontements qui avaient opposé le lundi 28 janvier, les troupes du CNDP aux combattants de Pareco dans le Masisi à plus de 50 km au Sud-Ouest de Goma.
L’inspecteur général des FARDC, en mission à Goma, estime que ces affrontements sont à mettre au compte du retard dans la transmission du mot d’ordre de cessez-le-feu dans tous les coins de la province du Nord-Kivu.
De son côté, la Monuc qualifie d’inacceptables ces affrontements alors que ces groupes sont signataires de l’acte d’engagement de cessez-le-feu, rapporte radiookapi.net
Le lieutenant général François Olenga espère que lorsque tous les hommes de troupes auront reçu ce mot d’ordre, des accrochages de ce genre ne seront plus vécus : « Ce que je peux vous confirmer ou vous assurer, que le cessez-le-feu est respecté du coté des FARDC. Ce qui concerne les groupes armés, moi en tant que responsable, je peux comprendre les difficultés de communication. Et pour ça, nous allons vivre ces confrontations pendant encore une semaine, pour que les ordres de cessez-le- feu arrivent à toutes les unités des groupes armés. Ce n’est pas la mauvaise volonté de ces groupes, j’ai discuté longuement avec eux. Il y a ferme engagement de cessation des hostilités. Mais sur le terrain, nous allons encore vivre ces affrontements pendant au moins une semaine ».
La Monuc à Goma appelle tous les groupes armés aux respects des engagements pris. Sylvie Van den Wildenberg, porte-parole de la Monuc à Goma a déclaré : « Nous avons des informations croisées qui font état des plusieurs accrochages à la fois dans le Rutshuru et dans le Masisi depuis la signature de l’acte d’engagement. Ce qui, évidemment est une violation claire du cessez-le-feu. Ce que la Monuc fait pour le moment, elle est entrain de vérifier les circonstances dans les quelles se sont produites tant dans le Masisi que dans le Rutshuru… ».