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Edition 4438 du Mercredi 17 Septembre 2008

ACTUALITES AFRICAINES

Réunion de Libreville

Centrafrique : le gouvernement et la rébellion relancent le dialogue politique

Par  Le Potentiel

Les membres du gouvernement et les rebelles centrafricains sont engagés, le lundi 15 septembre 2008 à Libreville , à relancer le dialogue politique et inclusif en Centrafrique.

Le gouvernement et les rebelles centrafricains ont trouvé un accord, le lundi 15 septembre 2008, à Libreville (la capitale gabonaise) pour relancer «le dialogue politique inclusif», rassemblant toutes les parties centrafricaines et sortir le pays de son instabilité chronique, a constaté un journaliste de l’AFP.

«Cette réunion a permis une reprise du dialogue entre le gouvernement et les mouvements politico-militaires. C’est déjà un acquis», a affirmé à l’AFP François Lonsény Fall, le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, à la sortie des discussions au ministère gabonais des Affaires étrangères.

Le gouvernement centrafricain devrait notamment revoir sa loi d’amnistie examinée au Parlement et qui avait conduit la rébellion de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth, active dans le nord-ouest, à se retirer des accords de paix.

Le comité de suivi de l’accord de paix du 21 juin 2008 signé à Libreville a également «lancé un appel au cessez-le-feu et examiné les modalités d’application et de surveillance de ce cessez-le-feu à travers la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax), qui servira de force d’interposition, selon M. Fall.

AMNISTIE

«Le cantonnement des mouvements rebelles viendra. Il se fera avec le concours de la Communauté internationale», a encore ajouté M. Fall.

«Le comité a exhorté le gouvernement et toutes les parties à appliquer tous les éléments de l’accord global y compris celui de l’amnistie», a admis Cyriaque Gonda, ministre centrafricain de la Communication en charge du Dialogue, affirmant: «Il y a des questions de mésentente, d’interprétation sur cette loi d’amnistie et cette réunion nous a permis de rapprocher les points de vue».

De son côté, l’APRD a «décidé de retourner à la table des négociations, nous ne pouvons rester insensible aux souffrances du peuple centrafricain», a déclaré M. Demafouth, président de l’APRD. «Nous avons réitéré notre demande sur l’amnistie» qui «n’incluait pas tous les protagonistes des crises centrafricaines» et demandé à ce que le «cessez-le-feu soit respecté», a-t-il précisé.

Reste que les participants à la réunion de Libreville respectent leurs engagements afin de réussir le dialogue national inclusif et de placer définitivement le processus de paix centrafricain sur les rails.

PIERRE EMANGONGO ET BIENVENU IPAN (STAGIAIRE)