ECONOMIE NATIONALE
Nouvelle impulsion au ministère de l’Energie
Relance des projets de réhabilitation et de construction des centrales hydroélectriques
Par BIENVENU MARIE BAKUMANYA
Des projets en veilleuse pour diverses raisons sont réactivés, dans le secteur de l’hydroélectricité. L’espoir est en train de renaître au ministère de l’Energie.
Le tout frais ministre de l’Energie semble amorcer déjà la vitesse de croisière dans la réalisation de sa mission. Gilbert Tshiongo a remis sur la table les projets de construction des centrales hydroélectriques de Katende dans le Kasaï et Kokobola dans la province du Bandundu. Il ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Gilbert Tshiongo a également réuni différents acteurs concernés par la réhabilitation des infrastructures du secteur hydroélectrique.
Pour ce faire, il a réuni d’abord des opérateurs du secteur énergétique de nationalité indienne. Bharat Heavy Electricals limited (BHEL) et Angélique international limited. Le conseiller principal du chef de l’Etat au collège des mines, énergies et hydrocarbures, l’ambassadeur de l’Inde en RDC, le secrétaire général de son ministère, …
Les participants ont passé en revue toutes les étapes desdits projets en vue de leur mise en œuvre. Un calendrier a été établi. D’abord, la visite du site par les experts indiens. Cette étape sera suivie de la signature des accords des crédits entre les gouvernements indien et congolais. L’accord portant spécifiquement pour Kakobola pourrait intervenir en mai 2010 et pour Katende, le premier décaissement des fonds pourrait avoir lieu en juillet.
Les responsables de deux firmes indiennes ont réaffirmé leur volonté d’accompagner la RDC dans ses efforts de reconstruction nationale. Aussi, ont-ils sollicité le concours du ministre Tshiongo afin d’être leur interlocuteur auprès des gouverneurs de provinces concernées, notamment pour l’aménagement des voies d’accès aux sites dans la perspective de l’acheminement des équipements.
Tshiongo Tshibinkubula wa Tumba a rassuré les partenaires indiens de travailler en synergie avec la partie congolaise pour le respect du calendrier afin d’aboutir au demarrage effectif des chantiers de construction des centrales de Kakobola et Katende.
B>La réhabilitation d’Inga
Ensuite, le nouveau ministre de l’Energie a réuni les bailleurs de fonds multilatéraux pour leur signifier la volonté gouvernementale pour la poursuite et la finalisation des travaux en cours.
Et dans le cas spécifique d’Inga, le ministre Tshiongo a du pain sur la planche. Etant un habitué des couloirs des institutions financières internationales, l’heure est venue de les voir décaisser effectivement les financements promis.
Des sources affirment qu’il se serait offert les services des chevronnés dans les négociations avec ces institutions en matière d’électricité.
Tout doit être mis en branle afin que les 700 millions USD de la Banque mondiale, tout comme les financements des autres institutions soient effectivement libérés.
De même, il est temps que des dossiers comme celui de la réhabilitation du G23 et des groupes d’Inga 2B, avec MagEnergy, trouvent des solutions durables et acceptables en faveur de la Nation congolaise, au détriment des individus bien connus.
L’expertise de l’actuel ministre de l’Energie et la notoriété des personnalités, qu’il se serait fait entourer, rassurent l’ensemble des observateurs. Tout dépendra donc du degré de liberté que Gilbert Tshiongo pourrait jouir pour mener à bien sa mission.
Ainsi que personne ne l’ignore, les partenaires de la RDC sont rassurés lorsqu’ils ont en face des personnalités qui maîtrisent les méandres et les contours des discussions. La passé élogieux de Tshiongo joue pleinement en faveur d’une fin heureuse des projets ainsi relancés.