CULTURE SCIENCE ET MéDIAS
Théâtre – 20ème anniversaire du Centre Wallonie-Bruxelles
Dieudonné Kabongo et Mirko Popovitch éblouissants dans « Méfiez-vous des Tsé-Tsé »
Par Martin Enyimo
Les deux comédiens ont simplement été épatants dans un spectacle apparemment sobre, mais riche et désopilant. Le duo Kopakapo constitué de Dieudonné Kabongo et Mirko Popovitch a émerveillé le public assez select venu le lundi 25 septembre dernier à la salle Brel du CWB savourer ce spectacle présenté dans le cadre des manifestations commémorant le 20ème anniversaire du Centre Wallonie-Bruxelles. Dans la salle, on a reconnu le ministre de la Culture et des Arts, Philemon Mukendi, l’ambassadeur de Turquie, le professeur André Yoka Lye Mudaba, etc.
Dieudonné Kabongo a ouvert le bal par le conte d’un village découvert par le colonisateur et qui a commencé à ployer sous le poids de l’occidentalisation, en proie à la famine. « Il y a ceux qui découvrent et ceux qu’on découvre ». Le duo a joué deux sketchs. Dans « Le militaire », Dieudonné Kabongo a été quasi-parfait dans le rôle d’une recrue de l’armée congolaise à l’époque coloniale. Mirko Popovitch, pour sa part, s’est surpassé dans celui d’un commandant de l’armée coloniale s’en fichant éperdument de la vie de la recrue : une monstration des rapports rigoureusement verticaux entre le colon et le colonisé militaires, mais interprétée dans une expression étonnamment drôle et satirique.
Autant plus burlesque a été « le discours du ministre ». Intrigue : un ministre venu directement de la Belgique débarque au Congo d’avant l’indépendance et tient un discours particulier, discours saboté par l’interprète congolais dans une langue locale (tshiluba). Le duo Kopakapo a pratiquement obnubilé le public au bord de pouffer de rire. Enfin, les deux comédiens ont fini par gratter leurs guitares détendant une assistance -qui se remette à peine du rire- par des notes de musique, comme pour mettre en exergue la convivialité qui a caractérisé cette soirée dans la salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles. Ouverture du sommet de la Francophonie
La liste des participants au sommet de la Francophonie organisé du 27 au 29 septembre à Bucarest a été clôturée, 35 chefs d’Etat et/ou du gouvernement devant être présents à l’avènement, a annoncé lundi le secrétaire d’Etat à la francophonie, Cristian Preda, au cours d’une conférence de presse.
Bien qu’au départ la présence de plus de 60 chefs d’Etat et du gouvernement ait été anticipée, il y a deux semaines le chiffre de 36 confirmations était annoncé. Le président ivoirien, Laurent Gbagbo a renoncé à sa participation au Sommet en raison d’une crise gouvernementale provoquée la semaine dernière par un important accident écologique qui s’est produit à Abidjan.
Selon une dépêche de l’agence chinoise, 37 ministres des affaires étrangères des pays francophones ont participé, en outre, le mardi 26 septembre, au Conseil ministériel de la francophonie (CMF), organisme qui va préparer les documents qui seront adoptés lors du sommet des Chefs d’Etat et du gouvernement.
Une première absolue est l’accréditation au sommet de pas moins de pas moins de 950 journalistes, 500 roumains et 450 étrangers. «Même s’ils ne seront pas tous présents au sommet, c’est un chiffre appréciable, étant donné qu’au dernier sommet à Ouagadougou, 500 journalistes ont été accrédités, dont 400 ont participé à la réunion », a affirmé Cristian Preda.
L’organisation internationale de la francophonie compte 53 membres permanents et 10 autres Etats à statut d’observateur, à savoir : l’Arménie, l’Autriche, la Croatie, la Géorgie, la Hongrie, la Lituanie, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et quatre à statut d’associé l’Albanie, Andorre, la Grèce, la Macédoine.
XINHUA