POLITIQUE NATIONALE
Equateur
Découverte des mines anti-chars et des bombes explosées à Gbadolite
Par Louis-Paul Eyenga Sana
La province de l’Equateur est l’une des entités politico-administratives du pays où la présence des mines anti-personnel est une réalité. Cette assertion vient d’être confirmée par le résultat d’une mission d’enquête menée par l’ONG Humanitas.
Selon radiookapi.net, cinq roquettes ont été découvertes non loin de l’aéroport international de Muanda Gbadolite, dans le district du Nord-Ubangui, à l’Equateur. En même temps, des mines anti-chars ont également été découvertes au niveau de la rivière Ngoko, à 150 kilomètres, à l’Ouest de cette ville. Ces découvertes ont été faites par l’ONG Humanitas pendant sa campagne de sensibilisation auprès des populations du territoire de Bosobolo.
Selon Aimé Nzinga qui a conduit l’équipe de sensibilisateurs, les informations sur la présence de tous ces engins ont été vérifiées sur le terrain. Des marquages ont aussi été tracés aux endroits où ils sont localisés. Face au danger, l’ONG Humanitas a lancé ainsi un appel à la Monuc et aux organisations de déminage pour des dispositions afin de la destruction de ces engins de la mort.
Pour rappel, pendant la guerre dans cette partie de la province de l’Equateur, l’ex-rébellion du MLC et les ex-forces gouvernementales appuyées par les troupes tchadiennes s’étaient affrontées. Les belligérants ont dû abandonner derrière eux ces engins de la mort, pense-t-on à Humanitas. L’Equateur est l’une des provinces où la présence de mines est une réalité.
En date du 3 octobre 2007, M Maxwell Gaylard, directeur du Service anti-mines de l’Onu venu de New York (UNMASS) et accompagné des responsables du Centre de Coordination de l’Action anti-mines de Kinshasa ont séjourné à Mbandaka pour palper du doigt la situation des mines et objets non explosés dans cette partie du pays. Cette mission onusienne a profité de son bref séjour au chef-lieu de l’Equateur pour voir comment débarrasser sa population de ces engins de mort.
La province de l’Equateur a connu la guerre dont les conséquences se font sentir jusqu’à ce jour. Et pendant cette période de guerre, les mines et les bombes ont été posées un peu partout à travers la province par les belligérants.
Ces engins constituent un danger permanent pour la population qui, dans certains endroits, ne peut plus vaquer à ses activités champêtres comme par le passé par crainte de ces engins. Bien que les accords de cessez-le-feu aient été signés à Sun City, les belligérants n’ont jamais signalé les endroits où ils avaient posé des mines, selon certaines sources de l’Onu et des ONG du secteur.
A Ikela, par exemple, les Zimbabwéens qui avaient occupé l’aérodrome de cette localité ont abandonné des mines à cet endroit. Que ce soit a Bosolikubu, à 7 km de Bolomba-centre ou encore à Basankusu, la situation est la même.
Ajouter à cela, l’incendie en juin dernier du dépôt d’armement du camp Capitaine Ngashi de Mbandaka avec des engins non explosés qui continuent à traîner dans bien des endroits et même, dit-on, au port.