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Edition 4322 du Mercredi 30 Avril 2008

POLITIQUE NATIONALE

Situation sécuritaire au Kivu

Des interrogations sur l’application de l’Acte d’engagement de Goma

Par  Le Potentiel

Dans le souci de mettre un terme à l’insécurité dans l’Est de la RDC, le gouvernement congolais a organisé en janvier dernier à Goma, une Conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les deux provinces du Kivu. L’objectif de ces assisses était de jeter de nouvelles bases pour le retour d’une paix durable dans ces deux provinces.

A l’issue des travaux, toutes les parties impliquées ont signé, le 23 janvier 2008, un document final dénommé « Acte d’engagement de Goma ». Un acte qui recommandait à tous les signataires d’observer un arrêt immédiat des hostilités.

Malheureusement, il y a eu reprise des combats entre les parties signataires de l’Acte d’engagement de Goma. Pas plus tard qu’il y a quelques jours, les FARDC et une coalition des Maï-Maï du Mouvement de la révolution populaire du Kivu et des dissidents des FDLR se sont affrontés dimanche dernier au Nord-Kivu. Dans la même province, plusieurs accrochages sont signalés entre le Pareco et le CNDP de Laurent Nkunda. Le Sud-Kivu n’est pas épargné de ces affrontements. Curieusement, tous ces accrochages interviennent après l’adoption du calendrier du Programme Amani, sensé concrétiser l’Acte d’engagement de Goma.

Pourquoi cette reprise des combats au lendemain de la publication du calendrier du Programme Amani? Que pensent les parties signataires de l’Acte d’engagement de Goma? Radiookapi.net a posé toutes ces questions aux belligérants.

DES REACTIONS

Pour Firmin Mathe, cadre du Pareco et représentant des groupes armés du Nord-Kivu au sein du Programme Amani, les affrontements doivent d’abord cesser pour donner la chance à l’aboutissement heureux du processus de paix ainsi engagé. Et d’ajouter que «tout doit se passer normalement, mais à condition que les affrontements cessent, surtout lorsque la sensibilisation va avoir lieu et que le gouvernement ne va pas tolérer cela…»

De son côté, Séraphin Mirindi, porte-parole du CNDP parle d’une avancée significative du processus. Et cela grâce à une campagne de sensibilisation que les différents groupes doivent mener en direction de leurs éléments. Avant de déclaré : « D’ici là, nous allons sensibiliser les troupes, les amener à comprendre l’esprit et la lettre de l’Acte d’engagement de Goma et les activités prévues ». Le coordonnateur du Programme Amani soutient que le processus continue, malgré les différents problèmes auxquels il se heurte. L’abbé Malumalu demande aux uns et aux autres de maîtriser leurs troupes.

«En règle générale, les différents groupes armés ont respecté leur Acte d’engagement. Même si ça et là, à cause des problèmes de sensibilisation qu’ils peuvent avoir, et à cause du fait qu’on n’est pas encore arrivé au plan de désengagement lui-même ainsi qu’à la définition des modalités de brassage et de démobilisation, il y a encore de l’énervement par-ci par-là », a rassuré l’abbé Malumalu.

A.T./RADIOOKAPI