ACTUALITES AFRICAINES
Malgré le retard dans le désarmement
Côte d’Ivoire : le scrutin présidentiel reste fixé au 29 novembre
Par Le Potentiel
Le retard qu’accuse le désarmement des ex-rebelles ivoiriens ne compromet en rien la date du 29 novembre 2009 prévue pour l’organisation du scrutin présidentiel. Ce qui témoigne de la volonté politique de la part du parti au pouvoir et l’opposition en Côte d’Ivoire.
Le désarmement des ex-rebelles ivoiriens, censé s’achever fin septembre 2009, prendra plus de temps que prévu, a déclaré, hier mercredi 19 août le ministre de la Défense Michel Amani N’Guessan cité par l’AFP.Il a assuré toutefois que le scrutin présidentiel du 29 novembre reste «tenable».
Signé fin 2008, le dernier accord de paix ivoirien prévoit que l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), dont le coup d’Etat manqué en 2002 a divisé le pays en deux, doit être désarmée «au plus tard» deux mois avant la présidentielle.
Cinq mille ex-combattants FN ayant vocation à faire partie de l’armée réunifiée après l’élection doivent ainsi être regroupés dans des casernes. Ce regroupement ne pourra «pas du tout» être achevé avant fin septembre 2009, a averti M. N’Guessan, dans un entretien à l’AFP.
Il justifie ce nouveau retard dans le processus de désarmement des troupes par des difficultés matérielles et financières.
VOLONTE POLITIQUE
Selon le ministre ivoirien de la Défense, «le 29 novembre est tenable, si chaque camp fait preuve de souplesse» dans l’application de l’accord. Le déploiement de brigades mixtes FN/loyalistes de police et de gendarmerie, chargées de sécuriser le processus électoral, doit «évoluer progressivement» jusqu’à «l’échéance fatidique» du 29 novembre 2009, a-t-il souligné.
Lancé début mai mais limité pour l’heure à l’affectation de quelque 500 éléments à Abidjan et Bouaké (centre, fief des FN), ce déploiement prévu de 8.000 hommes est censé reprendre fin août 2009.
Concernant le démantèlement des milices pro-Gbagbo, qui selon l’accord de paix doit lui aussi s’achever deux mois avant l’élection, le ministre a dit qu’il n’y voit pas «un problème». Selon lui, ayant obtenu satisfaction avec le maintien du chef de l’Etat au pouvoir, ces milices «n’ont plus rien à exiger de ce pays».
Comme on peut le constater, le parti au pouvoir et l’opposition en Côte d’Ivoire sont fermement engagés et font preuve de la bonne volonté politique pour organiser le scrutin présidentiel à la date prévue. Ce qui permettra à ce pays de tourner définitivement la page des querelles politiques pour reprendre son leadership en Afrique de l’Ouest.
PIERRE EMANGONGO ET BIENVENU IPAN